Τετάρτη 2 Ιουλίου 2008

Αφιέρωμα: Γαλλόπληκτοι Νεοέλληνες Ποιητές

Robert Delaunay (1885-1941), La Ville de Paris, 1913


Μέρος ΙΙ


Νίκος Εγγονόπουλος

(τα γαλλικά ποιήματα)




LE PAPE AUX ENTONNOIRS


La stupeur trigonométrique rétrograde des fleurs funestes évoque, pour moi seul, les pâleurs latescentes des bottins séraphiques et alpestres. Je m’explique : un cœur, fut-il en or, ne saurait en aucune façon résister aux clameurs guerrières des nègres-blancs mystiques, collectionneurs austères de timbres-poste et de losanges pourris. Ainsi, un marbre et un Arabe, ajoutés à deux téléphones lépreux et à un corollaire aussi absurde que funambulesque, donneraient forcément une somme « X » qui, ajoutée aux soutanes arachno-deltoides de ces messieurs et des mégots sismiques, donnerait, à son tour, les seules portes latérales connues des efflorescences espagnoles anti-masturbatrices. Les déprédations et carences automobiles unijambes ne sont invoquées ici qu’à cette seule fin : préserver les ostensoirs automatiques à venir de la décortication sexuelle des forêts et des astres. Enfin, pour être bref : une magnéto, une Minerve décolleuse de phares, Picasso, voici les seuls résultats de mes recherches africaines et sentimentales. D’ailleurs, je suis poète.


VANITE BLEU

Vers pour être gravés sur

Un verre de lampe

Mon cœur est un couteau

Qu’on étrangle

Comme on descend

à pas de velours

à pas de velours de vache –

un escalier

et qu’au loin sur l’horizon vague

d’automne

dans la campagne attristée par le soir

les corbillards secrets

des vierges nubiles

sous une pluie battante

de vieilles lunes

et d’oiseaux morts

demandent dans des attouchements obscènes

aux (clo)portes molles

l’oubli tiède

de mes baisers

et je descends toujours

-tandis que sur chaque palier les portes claquent –

une main plongée dans le vent du large

avec un sentiment profond

de dégoût

pour moi-même

pour tout ce qui n’est pas

elle pour tout ce qui n’est pas

(ou ne fut pas) fenêtre

désir

cerceau

pluie

sein

ange

mystère

r i e n


(Μην ομιλείτε εις τον οδηγό, 1938)


L’EVASION DE CENTAURES


Sous les signe des taureaux, écarteleurs des nuits,

J’ai surpris les secrets des armoires astrales.

Seuls, les sons des tam-tams, aux angoisses papales,

Ont répandu mes rêves et rivé mes ennuis.

Pourtant, dans les austères régulateurs lyriques,

J’ai sondé, au Mexique, les transes des sauriens :

ma nuit ne fut qu’un tas de cadavres isauriens

Et mon jour un soleil éclairant les boutiques.

Jamais las, épargné les soudures des mornes,

Je porte les fruits obscurs aux cercueils dédiés,

Et mes seuls cris fleurissent kilomètres des bornes.

Cinyres, dont la voix file aux quenouilles des pâtres,

obscénité céleste dans nos sens irradies,

Sortez des pans de murs aux grands gestes idolâtres.


ESPOIRS MEXICAINS

à Mr. André Breton

C’est dans les seules premières décades de la « râpe à écrire »

Vivipare que sont conservés – à froid – les vaporisateurs

sanguinaires autodidactes épars dans les plaines d’Ennui. J’en

ai fait moi-même l’expérience au moyen de deux bâtonnets sternaux,

en forme de fourrure, qu’on introduisait profondément

dans le blanc de l’œil, comme une potence. Encore est-il nécessaire d’ajouter à ce propos que,

n’était le Métro transversal

désorbité du grand paillard sinistre aux documentations mensongères et trompeuses, on se

serait trouvé face à face avec les plus durs problèmes- d’ailleurs irrésolus à l’heure qu’il est- des

incohérences ternaires saxophones et saxophages.

Heureusement- et non seulement pour notre bonheur mais

Aussi pour notre édification- Mr. André Breton veillait, partisan

Héroïque et farouche, aux côtes d’u e révolution permanente

Et d’une « permanente » révolutionnaire. De là, il n’y a

Qu’un pas pour déduire que tous nos espoirs et tous nos désirs

Prenaient peu à peu l’apparence grandiose et glorieuse d’une

tête de taure, symbole de la fécondité et du concept le plus noble

et le plus pur. Notre plus fol espoir semblable à notre plus

fol espoir. Semblable aussi, dis-je, en plus d’un point- pour

ne pas dire en tous- à un sexe doux des femmes les plus aimées,

les plus nues, les plus vues.


(Τα κλειδοκύμβαλα της σιωπής, 1939)


SYLLABAIRE

I

en les cadences sûres

aux parfum roses et

suaves

d’un climat de mort

des statues

jamais érigées

-pourtant métaphysiques-

dans les cités de marbre

j’ai gravé

sur mon front haut

et pur

en lettres de feu

ces mots:

jamais

II

les mots âcres

et subtils

sertis

en les réminiscences abstraites

des îles

partagent en mon

cœur

(qu’ils simulent)

les roses roses de ma vie

des roses roses

de ma

mort


(Η επιστροφή των πουλιών, 1946)


AU CHÂTEAU D’AMBOISE


La rhomhée est un fer qui se prolonge au loin. Si la

Lumière tout entière éveille les fils de la vertu, elle se

Trouve, et reste, dans l’ignorance du ciel qu’elle a capturé.

La salive se couvre la bouche et sert d’humeur

Vitale à la terre aride des deux côtés du fleuve. Il faut

Prendre en considération que l’endurance est une brouette

que l’on jette à terre au réveil. La peinture surpasse

toute œuvre humaine par le retour des hublots

des membres et leur fonctionnement. Cette mélodie, cette

méthode, cette méprise: arbres, prairies, chevaux, barbes,

foyers, se croisent après avoir pénétré dans les soupiraux

de lanternes de grosseurs diverses. Le corps apparaîtrait

alors pour refuser un homme rougi à moitié,

comme nous le prouve un petit trou qui s’est brisé après

une longue course du côté de la bouche en fusion. Tu

peux accélérer un grand et beau fruit: l’imite inflige

un mugissement cruel et sonore dans son propos.

C’est – à – dire au moment où l’animal entendra des instruments

d’une grande douleur.


LA REVOLTE DES JOUR

à E.L.T. Mesens

ils étrennent des étrons

en guise de chapeaux

en guis de chapeaux hauts

de chapeaux melons

de chapeaux – étrons

c’est ainsi qu’il y eut la guerre

la dernière guerre

et l’avant dernière:

les hommes sont si ternes

les hommes sont si bons

laisser - moi l’espoir

laisser - moi chanter

chanter à tue - tête

les guerres les félons

les bateaux - citernes

les bateaux - citrons

les chapeaux – étrons


PICASSO

à Pablo Picasso

le toréador vit à présent à Elassona

installé à longueur de journée sur la place aux gros

pavés sous les platanes

et l’homme du café va vient revient sans cesse et renouvelle

le café dans la tasse et la tabac dans le narghileh du toréador

jusqu’à ce que nostalgiquement passent les heures

et que des myriades d’oiseaux s’assemblent

dans le feuillage touffu des platanes

ce qui veut dire que le soleil se couche

c’est alors que les conspirateurs un à un se glissent

dans l’étroite ruelle

silencieux comme tombe la nuit et les aide

presque invisibles à se rassembler eux aussi

tels les oiseaux

là où ils le doivent

et de grosses larmes coulent de leurs misérables prunelles

et la mère qui veut anéantir les fascistes

dans la chambre assombrie où se concertent à voix basse

les conspirateurs

-du plafond pendent des grappes de piments rouges qui sèchent –

de ses mains caleuses que décorent les rosaires

elle ôte le verre de la lampe et l’allume

et ces mêmes mains caleuses salies maintenant par le pétrole

tranquillement elle les essuie sur son tablier

et comme –ainsi qu’il a été déjà dit – elle ne désire

rien tant que d’anéantir les criminels

la vieille prend la lampe de dessus la table

ouvre avec une certaine hâte la fenêtre

et tend dehors

- dans la nuit –

la main énorme qui tient la lampe

vieille mère ! lui crie – t – on

où portes – tu cette lampe ?

mais à l’instant même dans les champs d’Avila se meuvent

des ombres suspectes aux militraillettes sous l’aisselle

et comme de loin brillait pareille à une étoile

la lumière brandie à la fenêtre

une à une se mirent à résonner les guitares

et les gitanes se mirent à danser

avec leurs beaux culs et leurs larges jupes aux mille couleurs

tandis que de leurs chaudes bouches fardées –comme un cri de douleur –

s’échappait le texte de la chanson:

« je te dirai ma solitude par Soleares »

et les majors s’acharnaient sur les guitares

et la canaille fasciste tirait en plein sur la foule

et elles sous leurs mules de satin

-aux hauts talons –

par terre –sur les gros pavés – elles piétinaient mon cœur

mais c’est alors que ce fut à en perdre la tête

lorsqu’un taureau au poil rouge entra en scène

des flammes lui sortaient des naseaux

et des banderilles lui piquaient douloureusement l’échine

et le garrot

et il se mit de çà de là à cogner de la tête

éventrant

dépeçant les chairs avec ses cornes

jetant haut en l’air

tout ce qu’il touchait

et des monceaux de cadavres s’amoncelaient

cadavres de chevaux d’hommes

dans les rivières du sang qui coulait

(des banderilles lui DECORAIENT douloureusement

l’échine et le garrot)

et les jeunes filles aux seins merveilleux s’étendirent par

terre

et dans leurs yeux radieux se couchaient

et se levaient

des soleils


(Στην κοιλάδα με τους ροδώνες, 1978)

Τρίτη 1 Ιουλίου 2008

Nippon is back!!!


Το 9ο festival σύγχρονης ιαπωνικής κουλτούρας είναι γεγονός!!!


PARIS 03 - 06/07/2008
Parc d'Expositions





  • JAPAN EXPO 9ème IMPACT
  • Exposition
  • du 03/07/2008 au 06/07/2008.


http://www.japan-expo.com/art-1-festival.html



Κυριακή 29 Ιουνίου 2008

Δεύτερη φύση

Από αυτό το τεύχος έχουμε τη χαρά να εγκαινιάζουμε μία στήλη ποίησης στο πολιτιστικό ένθετο της Βαβυλωνίας. Ο στόχος μας είναι τριπλός. Αφενός να ξαναδιαβάσουμε μεγάλους νεοέλληνες και ξένους (σε νέες, ‘φρέσκες’, ει δυνατόν, μεταφράσεις) ποιητές και αφετέρου να δώσουμε την αφορμή και την δυνατότητα σε νέους ποιητές να αποκτήσουν ένα δικό τους βήμα, απελευθερώνοντας εκείνες τις δημιουργικές δυνάμεις που σήμερα, λόγω του κατεστημένου προβολής και προώθησης της ποίησης, καταδυναστεύονται. Ο τρίτος όμως και βασικότερος στόχος μας είναι να περάσουμε την πρωτοβουλία στους ίδιους τους δημιουργούς. Να συναντηθούμε, να συζητήσουμε να αποφασίζουμε όλοι από κοινού και αμεσοδημοκρατικά για το περιεχόμενο και το ύφος της στήλης αυτής. Διότι αν ο τρίτος αυτός στόχος μας δεν επιτευχθεί, τότε το εγχείρημα παύει να έχει το οποιοδήποτε νόημα. Κι αυτό διότι προφανώς, αν η στήλη αυτή παραμείνει στα χέρια των τεσσάρων-πέντε ανθρώπων που την ξεκινάνε, ελλοχεύει ο κίνδυνος να καταλήξουμε στο τέλος να επαναλαμβάνουμε τους ίδιους τους εαυτούς μας αντικατοπτρίζοντας μονότονα τις δικές μας επιλογές και το δικό μας γούστο. Μία πρωτοβουλία που έχει ως δεδηλωμένο στόχο την έμπρακτη δράση, την συνάντηση και την από κοινού συνδιαμόρφωση, χάνει το οποιοδήποτε νόημα αν δεν εμπλουτίζεται διαρκώς με νέο αίμα.

Όσο για το περιεχόμενο αυτού του μήνα, ξεκινάμε τη νέα αυτή στήλη, προσπαθώντας να παρουσιάσουμε ένα άλλο, ελάχιστα γνωστό στην Ελλάδα πρόσωπο – τη «Δεύτερη Φύση» – του μεγαλύτερου ίσως γάλλου ποιητή του 20ου αι., Paul Éluard, σε δικές μου μεταφράσεις.

Κλείνοντας, ως προσωρινά υπεύθυνος της στήλης αυτής, θα ήθελα να διατυπώσω την ευχή να πάψει σύντομα να έχει η στήλη την ανάγκη μου και τη διαμεσολάβηση μου.



Ζ. Δ. Αϊναλής



Paul Éluard


Κριτική της ποίησης


Μισώ τούτη την εποχή της βασιλείας των αστών

τη βασιλεία μπάτσων και παπάδων

μ’ ακόμα περισσότερο μισώ τον άνθρωπο αυτόν που δεν την μισεί

καθώς εγώ

μ’ όλες του τις δυνάμεις.


Και φτύνω στη μούρη σου άνθρωπε μηδαμινέ, από τη φύση πιο μικρέ,

που απ’ τα ποιήματα μου όλα, εσύ προτιμάς τούτη την Κριτική

της ποίησης.


(Από τη συλλογή Η άμεση ζωή, 1932)


***


Δεύτερη φύση


Ι


Στα γόνατα η νιότη στα γόνατα η οργή

Η προσβολή ματώνει απειλή ερειπώνει

Τα πείσματα δεν έχουνε πια το στέμμα τους οι τρελοί

Ζουν υπομονετικά στη χώρα των πάντων.


Και το μονοπάτι του θανάτου επικίνδυνου φράχτηκε

Από κηδείες εξαίσιες

Ο τρόμος γυαλίστηκε η μιζέρια έχει τις χάρες της

Κι ο έρωτας έτοιμος να γελάσει κατάμουτρα στους αθώους παχύσαρκους.


Χαρές φυσικές στοιχεία εν μουσική

Παρθενίες από λάσπη πιθήκων τεχνάσματα

Σεβάσμια κούραση αξιότιμη ασκήμια

Απασχολήσεις εύγεστες η λήθη που τρέφεται

Η οδύνη είν’ εδώ κατά τύχη

Κι εμείς το χώμα τα πάντα που πάνω του χτίστηκαν

Κι εμείς παντού

Όπου ο ουρανός ανατέλλει τους άλλους


Παντού όπου η άρνηση της ζωής είναι άχρηστη.


*


IV


Στα δεξιά κοιτώ τα πιο όμορφα μάτια

Στ’ αριστερά ανάμεσα στα φτερά τυφλά του τρόμου

Στα δεξιά ενήμερος από τον εαυτό μου

Στ’ αριστερά δίχως λόγο στις πηγές της ζωής.


Ακούω όλα τα λόγια που ξέρω που ενέπνευσα

Και που δεν ανήκουνε πια σε κανέναν

Μοιράζομαι τον έρωτα που πια δεν μ’ αναγνωρίζει

Και ξεχνώ την ανάγκη μου ν’ αγαπήσω.


Μα γυρνώ το κεφάλι να πάρω πάλι κορμί

Να θρέψω την έγνοια θνητή του όντος ζώντος

Η ντροπή σ’ ένα βάθος γενετήσιων μορφασμών.


*


IX


Τα μάτια καμένα του δάσους

Η άγνωστη μάσκα πεταλούδα της μοίρας

Μέσα σε παράλογες φυλακές

Της καρδιάς τα διαμάντια

Το κολιέ του εγκλήματος.


Οι απειλές δείχνουν τα δόντια τους

Δαγκώνουν το γέλιο

Ξεριζώνουν τα φτερά του ανέμου

Τα νεκρά φύλλα της διαφυγής.


Η πείνα σκεπάζει τ’ απόβλητα

Σφιχταγκαλιάζει το φάσμα του σιταριού

Ο τρόμος στα ράκη τρυπάει τους τοίχους

Πεδιάδες χλωμές μιμούνται το κρύο.


Μονάχος ο πόνος παίρνει φωτιά.



(Από τη συλλογή Ο έρωτας η ποίηση, 1929)



*Αναδημοσίευση από την εφημερίδα Βαβυλωνία

Σάββατο 28 Ιουνίου 2008

Παραχαράκτες δολαρίου


.... είναι περισσότερο δίπλα μας από ποτέ....





Είναι φανερό ότι οι κεντρικοί ήρωες αλλά και όλοι όσοι επέζησαν ενός στρατοπέδου συγκεντρώσεως θα αισθάνονται δια βίου ένοχοι για το γεγονός ότι οι ίδιοι επιβίωσαν ενώ κάποιοι άλλοι πέθαναν, καθώς και αμφιβολίες για το αν θα μπορούσαν ή θα έπρεπε να είχαν πράξει αλλιώς. Ως σκηνοθέτης δεν θα μπορούσα να κατηγορήσω τον Σόροβιτς, τον πρωταγωνιστή μου, για το ότι κατάφερε να μείνει 6 χρόνια στο στρατόπεδο και να βγει ζωντανός – αυτό θα ήταν τουλάχιστον ανήθικο.


Stefan Ruzowitzky


Η ιστορία επαναλαμβάνεται. Στην πραγματική ζωή αλλά και στο σινεμά. Συγκεκριμένα ιστορικά γεγονότα έχουν γυριστεί και ξαναγυριστεί με ποικίλα αποτελέσματα και οπτικές. Μετά την ταινία όμως του Alain Resnais Nuit et bruillard τι άλλο να από-τυπωθεί στο σελλιλόϊντ για τα στρατόπεδα συγκεντρώσεις των Ναζι; Στην ταινία Παραχαράκτες του Stefan Ruzowitzky, όμως, ενώ το κινηματογραφικό σκηνικό έχει στηθεί σε ένα στρατόπεδο συγκέντρωσης, η ιστορία δεν επικεντρώνεται σ’ αυτό το γεγονός.

Ο Σόροβιτς, ο ήρωας της ταινίας, είναι περίφημος παραχαράκτης στην ναζιστική Γερμανία. Η κοινωνικοπολιτική κατάσταση δεν τον ενδιαφέρει, αρκεί ο ίδιος να μπορεί να ελίσσεται και να επιβιώνει. Συλλαμβάνεται όμως και οδηγείται στο τέλος κι αυτός με τη σειρά του σε κάποιο στρατόπεδο συγκέντρωσης. Μεταφέρεται από κει με μια ομάδα σε πτέρυγα με προνομιούχους κρατούμενους, σχεδιαστές, γραφίστες, και τυπογράφους. Στην ομάδα κρατούμενων που εντάσσεται στην πτέρυγα υπάρχει κι ο κρατούμενος Μπούργκερ. Ο καθένας πρεσβεύει μια διαφορετική αντίληψη και κοσμοθεωρία που αποτυπώνεται στις θέσεις και στις πράξεις τους μπροστά στα διλήμματα που τους παρουσιάζονται. Αυτές οι δυο κοσμοθεωρίες συγκρούονται συνεχώς από το πιο αδιάφορο καθημερινό γεγονός (μια παρτίδα χαρτιά – ιδιοφυές σεναριακό εύρημα), μέχρι το ζωτικό ζήτημα για τους Εβραίους κρατούμενους (παραχάραξη δολαρίου). Θέση στην διαμάχη αυτή ο σκηνοθέτης προσπαθεί να φαίνεται πως δεν παίρνει, η πλάστιγγα δεν γέρνει με το μέρος κανενός, οι πράξεις συνείδησης κι επιβίωσης αντιμάχονται συνεχώς σε λεπτές ισορροπίες. Ο Σόροβιτς κινείται συνεχώς με βάση τα προσωπικά του κίνητρα κι ο Μπούργκερ με όρους κοινωνικούς. Το συλλογικό άτομο βρίσκει την πλήρη συνείδηση του στο πρόσωπο του.

Μπούργκερ: - Δεν το θέλω. Όσο είμαι εδώ και περνάμε καλά, την ίδια στιγμή οι άλλοι έξω…

Σόροβιτς: - Δεν θα δώσω στους Ναζί την χαρά να αισθάνομαι ντροπή επειδή ζω…

Ο σκόπελος της παραχάραξης του αγγλικού νομίσματος προσπερνάται κι ο απώτερος στόχος του Γ’ Ράιχ να αγοράσει υλικά για τη συνέχιση του πολέμου κι να προσπαθήσει να οδηγήσει τις οικονομίες της Βρετανίας και των ΗΠΑ σε κρίση περνάει από την παραχάραξη του δολαρίου. Το κομβικό αυτό σημείο για του ήρωες αλλά και για την έκβαση του πόλεμου έρχεται να φέρει στην επιφάνεια ηθικά και προσωπικά διλήμματα πάνω και στα οποία επικεντρώνεται η ταινία. Ήδη το καλογραμμένο και πετυχημένο σενάριο μας οδηγεί με δραματουργική ακρίβεια. Η επίτευξη του στόχου επιτυγχάνεται αφού οι πρωταγωνιστές του ηθικού δράματος θα περάσουν δια πυρός και σιδηρού, με την λύση να δίνεται από το ίδιο το τέλος του πόλεμου και την απελευθέρωση τους από τους υπόλοιπους κρατούμενους. Τον ήρωα τον παρακολουθούμε στο τέλος να ξεφορτώνεται τα χρήματα και να ανακουφίζεται από το βάρος του παρελθόντος. Ακριβώς η τελική λύση είναι που το κάνει ενδιαφέρον το φιλμ και περισσότερο επίκαιρο ίσως κι από την πρόθεση του σκηνοθέτη. Ο σκηνοθέτης είχε και προσωπικούς λόγους να γυρίσει μια τέτοιας θεματικής ταινία λόγω του ναζιστικού παρελθόντος της οικογένειας του. Σε κάθε περίπτωση το ζήτημα που φαίνεται να θέλει να θέσει η ταινία δεν είναι διαχείριση του παρελθόντος από τον πρωταγωνιστή, ασχέτως αν ήταν κι αυτό ανάμεσα στις προθέσεις του. Η ταινία αρχίζει με τον ήρωα στην θάλασσα και μια εφημερίδα να μας ενημερώνει για το τέλος του πόλεμου. Ξέφυγε από τα χέρια του κι ασυνείδητα μας μίλησε για μια διαχρονική προβληματική, ανάμεσα στον αγώνα για επιβίωση και τον αγώνα για την συνείδηση, προβληματική που είναι επίκαιρη όσο ποτέ, όχι μόνο αυτή καθαυτή αλλά κι ο τρόπος ανάπτυξης. Το ανοιχτό (επί της ουσίας) τέλος, η συνείδηση δηλαδή που αποκτά ο ήρωας είναι το αιχμηρό σημείο της ταινίας. Ανοιχτό γιατί η λύση, το πως δηλαδή θα επιδράσει η συνείδηση πάνω στον ήρωα δεν το μαθαίνουμε. Αλλάζει ο άξονας της ζωής του; Η ταινία επιτυγχάνει μια αξιοθαύμαστη ισορροπία ανάμεσα στην ρεαλιστική αφήγηση και στην υπέροχη στιλιζαρισμένη φωτογραφία του Benedict Neunenfels, στις δυνατές εσωτερικές ερμηνείες και στην υποβλητική ατμόσφαιρα που υπαγορεύεται από την ηχητική μπάντα.

Αυτός ο τρόπος ανάπτυξης, ότι δηλαδή ο ήρωας εκκινεί την σύγκρουση του με το περιβάλλον είτε από ένα λάθος του είτε από ένα τυχαίο περιστατικό κι οδηγείται κατ’ ανάγκη στην συνείδηση, είναι ένα μοντέλο που ταιριάζει στο σήμερα, στη ζωή του σύγχρονου ανθρώπου. Έννοιες κι ιδέες που πριν μπορούσαν να ξεσηκώσουν αρνητικά ή θετικά τον άνθρωπο τώρα είναι άδειες και προσχηματικές. Το διαφημιστικό σλόγκαν αφομοίωσε κι αλλοίωσε κάθε λέξη. Εμφυτεύτηκε στο εννοιολογικό και γλωσσικό DNΑ του ανθρώπου. Αυτήν την πορεία προς την συνείδηση μπορεί να εκμεταλλευτεί ο δημιουργός και να επαναδιαπραγματευτεί διαχρονικές προβληματικές και να βρει να σημεία ρήξης. Η αφήγηση είναι ένα από τα κύρια συστατικά πάνω στα οποία βασίστηκε όλο το μοντέρνο σινεμά και καθορίστηκε από το περιεχόμενο με βαρύτητα στο θέμα κι όχι στο μύθο. Ο Σόροβιτς είναι περισσότερο δίπλα μας από ποτέ.


Γ. Jesus


*Αναδημοσίευση από την εφημερίδα Βαβυλωνία

Τετάρτη 25 Ιουνίου 2008

Ακούω φωνές


Κανένας δεν τον έπαιρνε στα σοβαρά. Ούτε καν ο ίδιος. Βέβαια αυτό είναι κάπως περίεργο γιατί εκείνος πάντα πίστευε το αντίθετο. Πως όλοι δηλαδή τον ‘παίρναν πολύ στα σοβαρά (εκτός απ’ τον ίδιο). Βέβαια αυτό είναι οπωσδήποτε αντιφατικό. Μα καλά πως του ήρθε τώρα στο μυαλό αυτή η σκέψη; Αυτό πια είναι τελείως παράδοξο. Απ’ το μυαλό του πέρασε η εικόνα μιας κυρίας αναποδογυρισμένης στο πάτωμα με στραμπουλιγμένο λαιμό ένας μεγάλος κύριος την όργωνε πρωκτικώς. Κατακόκκινη μια τρύπα να ερεθισμένη. Όχι, πρέπει να συγκεντρωθώ. Ξανάφερε στο μυαλό του τις ίδιες φράσεις με αντεστραμμένη σειρά προσπαθώντας να καταλάβει να επιστρέψει στον αρχικό συνειρμό. Η εικόνα με την κυρία και τον κύριο ξαναεμφανίστηκε. Παραιτήθηκε. Άνοιξε τα μάτια. Το πρώτο φως. Ένα άλογο με πράσινα πόδια πέρασε από μπροστά του. Στο παράθυρο κρεμόταν από μια ανεμόσκαλα ένας υαλοκαθαριστής. Ταλαντευόταν σαν εκκρεμές ορθή γωνία τα πόδια κούκος που δραπετεύει στις δώδεκα. Αιφνίδια τα πουλιά ξανακούστηκαν μέσα από τη σιωπή. Πως γίνεται να ξεχνάμε τα πουλιά; Πως γίνεται να ξεχνάμε τον ήχο; Σκάβοντας τον εγκέφαλο πως γίνεται να ξεχνάμε τον ήχο; Άκουσε το πρώτο πρωινό τραμ να περνά και να χάνεται. Δύο μωρά νεκρά βουβά αγκαλιασμένα σε μια μπανιέρα ηλεκτροπληξία την θερμοφόρα να ουρλιάζουνε ο πατέρας αποσβολωμένος η μητέρα αλαλάζει. Αυτό τον τελευταίο καιρό αισθανόταν λιγάκι μπερδεμένος. Δηλαδή έτσι έλεγε στους άλλους ότι δεν ήξερε τι ήθελε να κάνει στη ζωή του. Ωστόσο ο ίδιος ήξερε καλά πως κατά βάθος δεν ήταν καθόλου μπερδεμένος. Σκέφτηκε πως αν για κάποιο παράξενο λόγο θα ήταν αδύνατο να πει ψέματα να κρυφτεί να αποκρύψει και τον ρωτούσε κάποιος να απαντήσει ειλικρινά τι θα ήθελε να κάνει στη ζωή του τότε οι επιθυμίες του θα αποκαλύπτονταν μονομιάς υπερβολικά απλές. Τόσο απλές που καταντούσαν ανέφικτες. Να είναι περιτριγυρισμένος ανθρώπους που τους αγαπά και τον αγαπούν να πίνουν να τρων να γελάν να χορεύουν να τραγουδάνε να μην δουλεύουν ο ίδιος δεν αισθάνθηκε ποτέ αυτήν τη σεσημασμένα επιτακτική αναγκαιότητα της εργασίας να κάνουν τον έρωτα τριγύρω του χιλιάδες γυναίκες ελκυστικές και παράφορες. Αν αυτό είναι δυνατόν κι από μια κάθε μέρα για όλες τις μέρες της ζωής του. Τίποτ’ άλλο. Τόσο απλά. Αλλά πάλι σκέφτηκε πως ίσως αυτά να τα θέλει τώρα αλλά άμα πάλι τα είχε δια μακρόν μπορεί ίσως τότε και καθόλου να μην τα ήθελε μπορεί τότε να δήλωνε δηλαδή εθελοντής από ανία να πάει να δουλεύει εργάτης στα ορυχεία χρυσού στην Παροικία του Άρη. Παρεμπιπτόντως σήμερα διάβαζα στην εφημερίδα πως τα τελευταία είκοσι πέντε χρόνια δεν έχουνε βρει ούτε μια νέα φλέβα χρυσού στην Παροικία και πως αν συνεχιστεί λέει αυτή η κατάσταση σε εβδομήντα χρόνια η Παροικία θα αντιμετωπίσει σοβαρό πρόβλημα αποθεματικού ευγενών μετάλλων. Χεστήκαμε. Σιγά μην ζούμε μετά από εβδομήντα χρόνια. Κάποιος του χτύπησε την πόρτα; Από πού ακούστηκε αυτή η φωνή;


Κυριακή 22 Ιουνίου 2008

Από «Το Ημερολόγιο ενός Τρελού»


Lu Hsun

(1881-1936)

I

Σήμερα το φεγγάρι λάμπει καταπληκτικά.

Είχα τριάντα χρόνια να το δω, κι όταν το αντίκρισα μου έφτιαξε το κέφι. Αρχίζω να συνειδητοποιώ πως τα τελευταία τριάντα-κάτι χρόνια ήμουν στο σκοτάδι. Τώρα όμως πρέπει να προσέχω πολύ. Αλλιώς, γιατί με κοίταξε δύο φορές εκείνο το σκυλί στο σπίτι των Τσάο;

Έχω σοβαρό λόγο να φοβάμαι.

II

Απόψε δεν έχει καθόλου φεγγάρι. Κακό σημάδι αυτό· το ξέρω. Το πρωί βγήκα έξω προσεκτικά και ο κ. Τσάο είχε κάτι παράξενο στο βλέμμα του, σαν να με φοβόταν, σαν να ήθελε να με σκοτώσει. Ήταν κι άλλοι έξι εφτά και με κουβέντιαζαν ψιθυριστά. Τρόμαξαν όταν τους είδα. Κι οι άλλοι που συνάντησα έτσι ήταν όλοι τους. Ο πιο αγριεμένος μού χαμογέλασε ειρωνικά· οπότε ανατρίχιασα απ’ την κορφή μέχρι τα νύχια, γιατί κατάλαβα πως τα είχαν ετοιμάσει όλα.

Τέλος πάντων, δεν φοβήθηκα. Συνέχισα τον δρόμο μου. Λίγο παρακάτω ήταν κάτι παιδιά και μιλούσαν για μένα, και με κοίταζαν όπως με κοίταζε ο κ. Τσάο, αλλά τα πρόσωπά τους ήταν τρομερά ωχρά. Δεν μπορώ να καταλάβω τι τους έφταιξα και μου συμπεριφέρονται έτσι. Δεν κατάφερα να μην τους φωνάξω: «Τι λέτε; Πείτε μου!» Αλλά το έβαλαν στα πόδια.

Δεν μπορώ να καταλάβω γιατί μου έχει θυμώσει ο κ. Τσάο, τι είχαν εναντίον μου όλοι στον δρόμο. Άλλη άκρη δεν βγάζω παρά μόνο πως πριν από είκοσι χρόνια είχα πάρει σβάρνα τους λογαριασμούς που κρατούσε από παλιά ο κ. Κου Τσίου. Ο κ. Τσάο δεν τον γνωρίζει, αλλά κάπου θ’ άκουσε να κουβεντιάζουν την υπόθεση κι αποφάσισε να εκδικηθεί για λογαριασμό του. Γι’ αυτό συνωμότησε με τους άλλους στον δρόμο. Τα παιδιά όμως; Εκείνη την εποχή δεν είχαν γεννηθεί ακόμα. Τότε γιατί με κοίταζαν τόσο παράξενα σήμερα, σαν να με φοβούνταν, σαν να ήθελαν να με σκοτώσουν; Αυτό με τρομάζει πραγματικά. Σαστίζω, αναστατώνομαι.

Το βρήκα. Θα τους το είπαν οι γονείς τους!

III

Το βράδυ δεν μπορώ να κοιμηθώ. Είναι τόσα πράγματα που πρέπει να ψιλοκοσκινίσω, για να τα καταλάβω.

Αυτοί οι άνθρωποι –άλλους τους ξεφτίλισε ο δικαστής, άλλους τους χαστούκισε ο άρχοντας, άλλων τις γυναίκες τις άρπαξαν οι χωροφύλακες κι άλλων οι γονείς αυτοκτόνησαν από τα χρέη στους τοκογλύφους– δεν ήταν ποτέ τόσο τρομαγμένοι ούτε τόσο μοχθηροί όσο χθες· αυτοί οι άνθρωποι.

Το πιο παράξενο ήταν εκείνη η γυναίκα στον δρόμο, χθες. Καταχέρισε τον γιο της και του είπε: «Διαβολόπαιδο! Δεν θα ησυχάσω αν δεν σε φάω ζωντανό!» Αλλά κοίταζε συνέχεια εμένα. Πετάχτηκα μέχρι εκεί πάνω. Δεν μπόρεσα να κρατηθώ. Τότε άρχισαν όλοι να χαμογελάνε –με κορόιδευαν– με κείνα τα πράσινα πρόσωπα και τα μακριά τους δόντια. Ο γερο-Τσιν όρμησε και μ’ άρπαξε και με πήγε σέρνοντας στο σπίτι.

Με πήγε σπίτι σέρνοντας, κι εκεί έκαναν όλοι πως δεν με γνώριζαν. Με κοίταζαν όπως οι άλλοι στον δρόμο. Όταν μπήκα στο γραφείο, με κλείδωσαν μέσα, σαν καμιά κότα ή καμιά πάπια στο κοτέτσι. Αυτό μ’ έκανε να σαστίσω ακόμα περισσότερο.

Πριν από κάμποσες μέρες ήρθε απ’ το Λυκόχωρο ένας που του νοικιάζουμε χωράφια να μας ενημερώσει πως καταστράφηκε η σοδειά, και είπε στον μεγάλο μου αδελφό πως πιάσανε οι χωριανοί κάποιον γνωστό κακούργο και τον σκοτώσανε στο ξύλο, κι ύστερα κάνα δυο του βγάλανε την καρδιά και το συκώτι, τα τηγάνισαν και τα έφαγαν, για να πάρουν το κουράγιο του. Όταν τους διέκοψα, κάρφωσαν πάνω μου τα μάτια τους. Σήμερα μόλις, κατάλαβα πως με κοίταζαν όπως ακριβώς κι οι άλλοι έξω.

Μόνο που το σκέφτομαι ανατριχιάζω απ’ την κορφή μέχρι τα νύχια.

Έφαγαν ανθρώπους, άρα μπορεί να φάνε κι εμένα.

Τώρα ξέρω πως εκείνο το «Δεν θα ησυχάσω αν δεν σε φάω ζωντανό!» της γυναίκας, και τα χαμόγελα των ανθρώπων με τα πράσινα πρόσωπα και τα μακριά δόντια, κι η ιστορία του νοικάρη, την άλλη μέρα, είναι όλα σημάδια μυστικά. Είμαι βέβαιος. Φαίνεται το πράγμα. Νιώθω το φαρμάκι στα λόγια τους, το στιλέτο στα χαμόγελά τους. Τα δόντια τους είναι κάτασπρα κι αστράφτουν: είναι όλοι τους ανθρωποφάγοι.

Δεν είμαι κακός άνθρωπος, αλλά μου φαίνεται πως από τότε που πήρα σβάρνα τους λογαριασμούς του κ. Κου στενέψανε τα πράγματα για μένα. Θα ’χουν τίποτα μυστικά που δεν περνάνε απ’ το μυαλό μου, κι έτσι και θυμώσουν, όλους παλιάνθρωπους τους βλέπουν. Θυμάμαι πως όταν ο μεγάλος μου αδελφός με μάθαινε να γράφω εκθέσεις, άσχετα πόσο καλός ήταν ο άνθρωπος που έπρεπε να περιγράψω, υπογράμμιζε πάντα τα επιχειρήματα που έφερνα εναντίον του, για να μου δείξει πως ήταν ικανοποιημένος. Ενώ όταν δικαιολογούσα καμιά κακή πράξη, μου έλεγε: «Μπράβο! Αυτό δείχνει πως σκέπτεσαι πρωτότυπα.

Πώς να ξέρω τα μυστικά τους, αφού είναι έτοιμοι να φάνε άνθρωπο;

Πρέπει να είσαι πολύ προσεκτικός όταν πρόκειται να καταλάβεις κάτι. Νομίζω πως οι αρχαίοι έτρωγαν συχνά ανθρώπους, αλλά δεν είμαι σίγουρος. Προσπάθησα να το ξεκαθαρίσω αυτό, αλλά η ιστορία μου δεν έχει χρονολογίες· μόνο σε κάθε σελίδα την ίδια καλικαντζούρα: «Ήθος και Αρετή». Ε, δεν μπόρεσα να κλείσω μάτι. Διάβαζα όλη νύχτα, μέχρι που κάτι άρχισα να διακρίνω. Όλο το βιβλίο ήταν γραμμένο μόνο με δύο λέξεις: «Φάτε άνθρωπο».

Αυτές οι λέξεις που ήταν γραμμένες στο βιβλίο, κι αυτές οι λέξεις που ξεστόμισε ο νοικάρης μας, όλες με κοίταζαν παράξενα και χαμογελούσαν με νόημα.

Είμαι άνθρωπος και θέλουν να με φάνε!

IV

Το πρωί ησύχασα λίγη ώρα. Ο γερο-Τσεν μού έφερε κολατσιό: ένα πιατάκι με λαχανικά κι ένα πιατάκι με ψάρι στον ατμό. Τα μάτια του ψαριού ήταν άσπρα και σκληρά, και το στόμα του ανοιχτό σαν τα στόματα εκείνων των ανθρώπων που θέλουν να φάνε άνθρωπο. Μετά από δυο τρεις μπουκιές δεν ήξερα να πω αν αυτό που είχα στο στόμα μου ήταν ψάρι ή κρέας ανθρώπινο.

Είπα στον γερο-Τσεν να πει στον αδελφό μου πως πνιγόμουν εκεί μέσα και πως ήθελα να βγω λίγο στον κήπο. Ο γερο-Τσεν δεν έβγαλε κουβέντα. Έφυγε κι ύστερα γύρισε κι άνοιξε την πόρτα.

Δεν σάλεψα. Κοίταξα να δω πως θα με αντιμετωπίσουν. Ήμουν σίγουρος πως δεν θα με άφηναν να βγω. Σίγουρος, σιγουρότατος! Εμφανίστηκε ο μεγάλος μου αδελφός, κι οδηγούσε προσεκτικά έναν γέρο. Το βλέμμα του ήταν δολοφονικό, κι επειδή φοβήθηκε πως θα το καταλάβω, χαμήλωσε το κεφάλι κι άρχισε να μου ρίχνει ματιές πάνω απ’ τα γυαλιά του.

―Μια χαρά φαίνεσαι σήμερα, είπε ο αδελφός μου.

―Ναι, είπα εγώ.

―Κάλεσα τον κ. Χο σήμερα εδώ, για να σε εξετάσει, είπε ο αδελφός μου.

―Εντάξει, είπα εγώ. Στην πραγματικότητα, ήξερα πολύ καλά πως ο γέρος ήταν ο εκτελεστής μεταμφιεσμένος! Ήρθε τάχα για να μετρήσει τον σφυγμό μου, αλλά σίγουρα θέλει να δει αν είμαι αρκετά παχύς. Μόλις μου πιάσει τον καρπό θα καταλάβει πόσο κρέας έχω. Εγώ δεν φοβήθηκα όμως. Μπορεί να μην τρώω ανθρώπους, αλλά είμαι πιο δυνατός απ’ αυτούς. Άπλωσα και τα δυο μου χέρια να δω τι θα κάνει. Ο γέρος κάθισε, έκλεισε τα μάτια, με πασπάτεψε καλά καλά, κι έμεινε ακίνητος κάμποση ώρα. Ύστερα άνοιξε τα πονηρά του μάτια και είπε:

―Μην αφήσεις τη φαντασία σου να σε βάλει κάτω. Ξεκουράσου μερικές μέρες και θα είσαι πάλι μια χαρά.

«Μην αφήσεις τη φαντασία σου να σε βάλει κάτω! Ξεκουράσου μερικές μέρες!» Ε, βέβαια, όταν παχύνω εκείνοι θα έχουν περισσότερο φαΐ. Εγώ όμως τι έχω να κερδίσω; Πώς γίνεται να είμαι «μια χαρά»; Όλοι αυτοί θέλουν να φάνε άνθρωπο αλλά κρύβονται, δεν τολμάνε να το κάνουν ξεκάθαρα. Είναι να πεθαίνεις απ’ τα γέλια. Δεν μπόρεσα να κρατηθώ, έβαλα τα γέλια. Δυνατά γέλια. Μα ήταν πραγματικά ξεκαρδιστικό. Ξέρω πως το γέλιο μου έδειχνε δύναμη και τιμιότητα. Ο γέρος κι ο αδελφός μου κιτρίνισαν. Τρόμαξαν από τη δύναμη και την τιμιότητά μου.

Αλλά επειδή είμαι γενναίος θέλουν να με φάνε. Λυσσάξανε από τη ζήλια τους και θέλουν να με φάνε, για να πάρουν κάτι από τη δύναμή μου κι αυτοί. Ο γέρος πήγε στην πόρτα, αλλά πριν φύγει, είπε σιγά στον αδελφό μου:

―Να φαγωθεί αμέσως! Κι ο αδελφός μου συμφώνησε.

Είσαι κι εσύ στο κόλπο, ε; Με τάραξε αυτή η απίστευτη ανακάλυψη, αλλά δεν ήταν κάτι που δεν το περίμενα: ο μεγάλος μου αδελφός είναι συνεργός αυτών που θέλουν να με φάνε!

Ο μεγάλος μου αδελφός είναι ανθρωποφάγος!

Είμαι ο μικρός αδελφός ενός ανθρωποφάγου!

Μπορεί να με φάνε, αλλά δεν παύω να είμαι ο μικρός αδελφός ενός ανθρωποφάγου!

V

Το ξανασκέφτηκα τις τελευταίες μέρες. Ας υποθέσουμε πως ο γέρος δεν ήταν ο εκτελεστής μεταμφιεσμένος, αλλά πραγματικός γιατρός. Τι πάει να πει αυτό; Μια χαρά ανθρωποφάγος μπορεί να είναι ένας γιατρός. Στο βιβλίο για τα βότανα, που έγραψε ο προκάτοχός του, ο Λι Σιτζεν, δηλώνεται καθαρά πως το ανθρώπινο κρέας μπορεί να μαγειρευτεί και να φαγωθεί. Λοιπόν; Τολμάει ακόμα να λέει πως δεν έχει φάει άνθρωπο;

Όσο για τον αδελφό μου, έχω τους λόγους μου να τον υποπτεύομαι. Όταν μου μάθαινε γράμματα, τον άκουσα με τα ίδια μου τ’ αυτιά να λέει: «Πουλούσανε τους γιους τους για να φάνε». Κι ύστερα, μια φορά που κουβεντιάζαμε για κάποιον παλιάνθρωπο, είπε: «Να τον εκτελέσουν; Να τον φάνε ζωντανό πρέπει, να τον γδάρουν και να πουλήσουν το τομάρι του». Τότε ήμουν μικρός και η καρδιά μου πήγε να σπάσει. Εκείνος ούτε που έδειξε να παραξενεύεται όταν ο ενοικιαστής από το Λυκόχωρο τού είπε πως έφαγαν συκώτι και καρδιά ανθρώπου. Μόνο κούνησε το κεφάλι του. Σκληρός ήτανε πάντα. Αφού, λοιπόν, μπορούν να «πουλήσουν τους γιους τους για να φάνε», τότε μπορούν να πουλήσουν τους πάντες. Όλοι τρώγονται. Παλιότερα άκουγα τις εξηγήσεις του και επαναπαυόμουν. Τώρα ξέρω πως, την ώρα που μου μιλούσε, τα χείλια του ήταν πασαλειμμένα με ανθρώπινο ξύγκι. Και μόνο αυτό; Του άρεσε κιόλας. Χόρταινε με την καρδιά του.

VI

Σκοτάδι πίσσα. Δεν ξέρω πότε είναι μέρα και πότε νύχτα. Το σκυλί των Τσάο άρχισε πάλι να γαυγίζει. Είναι άγριο σαν λιοντάρι, φοβητσιάρικο σαν λαγός, πονηρό σαν αλεπού...

VII

Ξέρω πώς δουλεύουν. Δεν θέλουν να σκοτώσουν εν ψυχρώ, δεν τολμούν, φοβούνται τις συνέπειες. Όμως έφτιαξαν μια συμμορία και στήνουν παγίδες παντού, για να με κάνουν να σκοτωθώ μόνος μου. Το κατάλαβα από τη συμπεριφορά των αντρών και των γυναικών στον δρόμο τις προάλλες, κι απ’ τον τρόπο του μεγάλου μου αδελφού προχθές. Τι λαχταράνε; Να βγάλω το ζωνάρι μου και να κρεμαστώ απ’ το πατερό. Τότε θα χορτάσουν με την καρδιά τους, χωρίς να κατηγορηθούν για φόνο. Γι’ αυτό είναι όλο χαμόγελα. Κι αν το θύμα φοβάται να σκοτωθεί, κι αρρωστήσει, κι αδυνατίσει, αυτοί πάλι θα χαμογελάνε.

Τρώνε μόνο πεθαμένους! Θυμάμαι που διάβαζα κάπου για ένα πρόστυχο ζώο με κακό βλέμμα. Ύαινα το λένε και τρώει πτώματα. Ακόμα και τα μεγάλα κόκαλα τα ροκανίζει και τα καταπίνει. Ούτε που να το σκέφτεσαι! Οι ύαινες έχουν σχέση με τους λύκους και οι λύκοι ανήκουν στα κυνοειδή. Τις προάλλες, το σκυλί των Τσάο με κοίταζε επίμονα. Προφανώς είναι κι αυτό στο κόλπο. Συνένοχός τους είναι. Ο γέρος κατέβασε το κεφάλι για να μην δω το βλέμμα του, αλλά εγώ δεν ξεγελάστηκα!

Ο πιο ελεεινός είναι ο μεγάλος μου αδελφός. Άνθρωπος είναι κι αυτός. Γιατί δεν φοβάται; Γιατί συμφώνησε με τους άλλους να με φάνε; Το συνήθισε και δεν το παίρνει πια για έγκλημα; Ή μήπως ξέρει πως είναι κακό, αλλά κάνει την καρδιά του πέτρα;

Από τον αδελφό μου θ’ αρχίσω να παλεύω με τους ανθρωποφάγους. Με τον αδελφό μου θα προσπαθήσω ν’ αλλάξω μυαλά στους ανθρωποφάγους.

VIII

Στην πραγματικότητα, τα επιχειρήματά τους είναι πολύ παλιά...

Ξαφνικά κάποιος μπήκε μέσα. Δεν ήταν πάνω από είκοσι χρονών, αλλά δεν μπόρεσα να ξεχωρίσω τα χαρακτηριστικά του. Χαμογελούσε συνέχεια. Ωστόσο, όταν με κοίταξε, δεν μου φάνηκε αληθινό το χαμόγελό του. Τον ρώτησα:

―Είναι σωστό να τρώνε ανθρώπους;

―Αν δεν πέσει λοιμός, πώς γίνεται να φάνε ανθρώπους; απάντησε και χαμογελούσε ακόμα.

Κατάλαβα αμέσως πως ήταν ένας απ’ αυτούς, αλλά έκανα κουράγιο και ξαναρώτησα:

―Είναι σωστό;

―Γιατί ρωτάς τέτοιο πράγμα; Δεν μπορεί... θ’ αστειεύεσαι... ωραία μέρα είναι σήμερα.

―Μια χαρά είναι· και το φεγγάρι λάμπει καταπληκτικά. Αλλά εγώ άλλο σε ρωτάω. Είναι σωστό;

Θορυβήθηκε και μουρμούρισε:

―Όχι...

―Όχι; Τότε γιατί το κάνουν ακόμα;

―Τι εννοείς;

―Τι εννοώ; Αυτή την στιγμή τρώνε ανθρώπους στο Λυκόχωρο και τα βιβλία είναι γεμάτα μ’ αυτό το πράγμα. Το γράφουνε με κατακόκκινο μελάνι.

Η έκφρασή του άλλαξε, χλόμιασε, έφριξε.

―Μπορεί... είπε και με κοίταζε. Πάντα έτσι ήταν...

―Και είναι σωστό επειδή πάντα έτσι ήταν;

―Δεν θέλω τέτοιες κουβέντες. Τέλος πάντων, μην το πεις πουθενά. Όποιος μιλάει για τέτοια πράγματα βγαίνει χαμένος!

Πετάχτηκα πάνω κι άνοιξα τα μάτια μου καλά καλά, μα εκείνος χάθηκε από μπρος μου, κι έμεινα εκεί μούσκεμα στον ιδρώτα. Ήταν πολύ πιο νέος από τον μεγάλο μου αδελφό, μα είχε μπει κιόλας στο κόλπο. Θα τον δασκάλεψαν οι γονείς του. Και φοβάμαι πως θα δασκάλεψε κι αυτός τον γιο του. Γι’ αυτό με κοίταζαν έτσι άγρια ως και τα παιδιά.

IX

Θέλουν να φάνε άνθρωπο και περιμένουν τη σειρά τους, και περιμένοντας φοβούνται μην τους φάνε κι αυτούς με τη σειρά τους, και κοιτάζουν καχύποπτα ο ένας τον άλλον...

Τι άνετη που θα ήταν η ζωή τους αν δεν τους βάραινε αυτή η μανία, και πήγαιναν στη δουλειά τους, κι έβγαιναν περίπατο, κι έτρωγαν κι έπεφταν για ύπνο γλυκά γλυκά. Τώρα δεν έχουν στο μυαλό τους παρά μόνο αυτό. Πατέρες και γιοι, άντρες και γυναίκες, αδέλφια, φίλοι, δάσκαλοι και μαθητές, άσπονδοι εχθροί και ξένοι –ως κι αυτοί– ανήκουν στην ίδια συμμορία και κρατάνε ο ένας τον άλλο μην πάει και κάνει πρώτος αυτό που έχει στο μυαλό του.

X

Νωρίς το πρωί πήγα να βρω τον αδελφό μου. Ήταν στην πόρτα και κοίταζε τον ουρανό. Πήγα σιγά σιγά από πίσω, στάθηκα ατάραχος μπροστά στην πόρτα, και του είπα ευγενικά:

―Αδελφέ, έχω κάτι να σου πω.

―Τι πράγμα; ρώτησε και γύρισε απότομα κουνώντας το κεφάλι.

―Δεν είναι τίποτα σπουδαίο, αλλά κομπιάζω. Αδελφέ, μπορεί οι πρωτόγονοι άνθρωποι να έτρωγαν και λίγο ανθρώπινο κρέας –αρχή ήτανε– όμως ύστερα άλλαξε το παρουσιαστικό τους, και μερικοί σταμάτησαν να τρώνε ανθρώπους, και προσπάθησαν να είναι καλοί κι έγιναν άνθρωποι, πραγματικοί άνθρωποι. Κάποιοι όμως συνεχίζουν ακόμα να τρώνε ανθρώπους. Όπως οι σαύρες. Μερικές άλλαξαν κι έγιναν ψάρια, πουλιά, μαϊμούδες κι ύστερα άνθρωποι. Κάποιες όμως δεν ήθελαν να είναι καλές κι έμειναν σαύρες. Λοιπόν, αυτοί οι άνθρωποι που τρώνε ανθρώπους πρέπει να ντρέπονται, όταν συγκρίνουν τους εαυτούς τους με κείνους που δεν τρώνε ανθρώπους. Πρέπει να ντρέπονται πολύ. Περισσότερο από μια σαύρα μπροστά σε μια μαϊμού. Κάποτε ο Γι Για μαγείρεψε τον γιο του κι έκανε τραπέζι στον Τσιεν και τον Τσου. Αυτά είναι αρχαία πράγματα, κι όμως απ’ τον καιρό που έπλασε ο Παν Κου τη θάλασσα και τη στεριά, οι άνθρωποι έτρωγαν συνέχεια τους ανθρώπους. Πρώτα ο γιος του Γι Για, ύστερα ο Χσου Χσιλίν, τώρα εκείνος ο άνθρωπος που τον έπιασαν στο Λυκόχωρο... Πέρσι εκτέλεσαν στην πόλη κάποιον, κι ένας φυματικός βούτηξε ψωμί στο αίμα του και το έφαγε. Θέλουν να με φάνε, και ξέρω πως δεν έχεις τη δύναμη να τους κρατήσεις. Αλλά γιατί τους βοηθάς; Αυτοί είναι ανθρωποφάγοι. Ό,τι θέλουν κάνουν. Σήμερα τρώνε εμένα, αύριο εσένα. Πως είσαι στην ίδια συμμορία δεν έχει σημασία. Αυτοί τρώγονται μεταξύ τους. Μ’ αν αλλάξεις αμέσως μυαλά, τότε θα ησυχάσουν όλοι. Πάει πολύς καιρός που γίνεται αυτό το πράγμα –χρόνια αμνημόνευτα– όμως σήμερα αξίζει να γίνουμε καλοί, να προσπαθήσουμε, έστω, να πούμε: «Όχι, αποκλείεται!» Είμαι σίγουρος πως μπορείς, αδελφέ. Τις προάλλες που σου ζήτησε ο ενοικιαστής να μειώσεις το νοίκι των χωραφιών, του είπες: «Όχι, αποκλείεται!»

Στην αρχή χαμογελούσε κυνικά, ύστερα όμως το βλέμμα του πήρε κάτι δολοφονικό, κι όταν ανέφερα τα περί συμμορίας έγινε κατακίτρινος. Έξω απ’ την πόρτα είχαν μαζευτεί κάμποσοι άνθρωποι –κι ο κ. Τσάο με τον σκύλο του– και ξελαιμιάζονταν να δούνε τι τρέχει. Δεν μπορούσα να τους ξεχωρίσω καλά, γιατί φορούσαν πλερέζες. Μερικοί φαίνονταν κατακίτρινοι κι ακίνητοι σαν πτώματα, αλλά από μέσα χαμογελούσαν. Συμμορία ήταν· ανθρωποφάγοι όλοι τους. Όμως αυτό δεν πάει να πει πως έκαναν τις ίδιες σκέψεις. Κάποιοι νόμιζαν πως αφού γίνεται από παλιά, τότε θα μπορούσαν να φάνε άνθρωπο. Κάποιοι άλλοι πίστευαν πως δεν είναι σωστό, αλλά το ήθελαν πολύ και φοβούνταν μην τους ανακαλύψουν. Γι’ αυτό αγρίεψαν όταν με άκουσαν να τους ξεμπροστιάζω. Συνέχισαν να χαμογελάνε όμως· κυνικά, με σφιγμένα χείλη.

Ξαφνικά ο αδελφός μου αγρίεψε κι έβαλε τις φωνές:

―Ξεκουμπιστείτε όλοι! Σας αρέσει να κοιτάτε τον τρελό;

Τότε κατάλαβα πόσο πανούργοι ήταν. Δεν υπήρχε περίπτωση ν’ αλλάξουν. Είχαν καταστρώσει καλά το σχέδιό τους. Διέδωσαν πως είμαι τρελός κι έτσι, όταν θα μ’ έτρωγαν, δεν θα είχαν κανένα πρόβλημα με τον κόσμο. Μπορεί να τους ευχαριστούσαν κιόλας. Το ίδιο έγινε και με κείνον τον παλιάνθρωπο που έφαγαν στο Λυκόχωρο. Παλιό κόλπο.

Ο γερο-Τσεν εξοργίστηκε κι όρμησε μέσα, αλλά δεν μπόρεσαν να μου κλείσουν το στόμα. Έπρεπε να μιλήσω σε κείνους τους ανθρώπους:

―Πρέπει ν’ αλλάξετε! Πρέπει ν’ αλλάξετε βαθιά μες στην καρδιά σας! τους είπα. Πρέπει να ξέρετε πως αύριο δεν θα έχουν θέση στον κόσμο οι ανθρωποφάγοι. Αν δεν αλλάξουν οι ανθρωποφάγοι, θα φαγωθούν μεταξύ τους. Όσο κι αν γεννοβολάνε, θα τους εξαφανίσουν οι πραγματικοί άνθρωποι, όπως εξαφανίζουν οι κυνηγοί τους λύκους. Όπως τα ερπετά!

Ο γερο-Τσεν τους έδιωξε όλους. Ο αδελφός μου είχε εξαφανιστεί. Ο γερο-Τσεν με συμβούλευσε να πάω στην κάμαρά μου. Πίσσα σκοτάδι ήταν εκεί μέσα. Τα σανίδια και τα πατερά έτρεμαν πάνω απ’ το κεφάλι μου. Ύστερα έσπασαν κι έπεσαν και με σκέπασαν.

Ασήκωτο το βάρος τουςq ούτε να σαλέψω δεν μπορούσα. Νόμιζαν πως θα πέθαινα. Εγώ ήξερα πως το βάρος δεν ήταν το σωστό, πάλεψα κι ελευθερώθηκα μούσκεμα στον ιδρώτα, και δεν είπα παρά:

―Πρέπει ν’ αλλάξετε! Πρέπει ν’ αλλάξετε βαθιά μες στην καρδιά σας! Πρέπει να ξέρετε πως αύριο δεν θα έχουν θέση στον κόσμο οι ανθρωποφάγοι.

XI

Ο ήλιος δεν φωτίζει, η πόρτα δεν ανοίγει, δύο γεύματα την ημέρα.

Έπιασα τα ξυλάκια μου και ύστερα σκέφτηκα τον αδελφό μου. Τώρα ξέρω πώς πέθανε η μικρή μου αδελφή. Αυτός το έκανε. Πέντε χρονών ήταν τότε η αδελφούλα μου. Ακόμα θυμάμαι τι γλυκό, τι τρυφερό που ήταν το βλέμμα της. Η μάνα έκλαιγε ασταμάτητα κι εκείνος την παρακαλούσε να μην κλαίει, μάλλον επειδή είχε φάει μόνος του τη μικρή και ντρεπόταν. Τέλος πάντων. Αν του είχε μείνει μια σταλιά ντροπή...

Ο αδελφός μου έφαγε την αδελφή μου, αλλά δεν ξέρω αν και πότε το κατάλαβε η μάνα μου.

Νομίζω πως το ήξερε, αλλά όταν έκλαιγε δεν μπορούσε να το πει ανοιχτά, να το φωνάξει· ίσως επειδή το θεωρούσε κι αυτή σωστό. Θυμάμαι μια φορά –τεσσάρων πέντε χρονών ήμουν– καθόμουν στη δροσιά, στην είσοδο, και ήρθε ο αδελφός μου και μου είπε πως αν πέσουν άρρωστοι οι γονείς σου και κόψεις ένα κομμάτι από πάνω σου και το μαγειρέψεις και τους δώσεις να φάνε, τότε θα ξέρουν πως έχουν μάλαμα παιδί. Η μάνα μου δεν έβγαλε κουβέντα. Αλλά αν κάποιος μπορεί να φάει ένα κομμάτι ανθρώπινο κρέας, τότε γιατί να μην φάει κι ολόκληρο άνθρωπο; Και μόνο που θυμάμαι τα κλάματά τους, σπαράζει η καρδιά μου. Αυτό είναι το παράξενο!

XII

Δεν αντέχω να το σκέπτομαι.

Μόλις συνειδητοποίησα πως τόσο καιρό ζω σ’ έναν τόπο που επί τέσσερις χιλιάδες χρόνια τρώνε ανθρώπους. Τότε που πέθανε η αδελφή μου, ο αδελφός μου είχε το κουμάντο του σπιτιού, και μπορεί να μαγείρεψε το κρέας της με ρύζι και να τη φάγαμε χωρίς να το ξέρουμε.

Μπορεί να έφαγα ένα σωρό κομμάτια από την αδελφή μου, χωρίς να το ξέρω, και τώρα να ήρθε η σειρά μου...

Πώς μπορώ, μετά από τέσσερις χιλιάδες χρόνια ανθρωποφάγας ιστορίας –ακόμα κι αν δεν το ήξερα απ’ την αρχή– ν’ αντικρίσω κατά πρόσωπο τους πραγματικούς ανθρώπους;

XIII

Υπάρχουν άραγε ακόμα παιδιά που δεν έφαγαν άνθρωπο; Σώστε τα παιδιά...



Λου Xσουν: Tο ημερολόγιο ενός τρελού (Mτφρ.: Γιώργος Μπλάνας). Aπό το βιβλίο Tο Hμερολόγιο ενός Tρελού [Eκδ. Hλέκτρα, 2008] που περιλαμβάνει επίσης το διήγημα Ένας τρελός του Γκυ Nτε Mωπασάν και Tο ημερολόγιο ενός τρελού του Nικολάι Γκόγκολ.

Σάββατο 14 Ιουνίου 2008

Ανακοίνωση!

Δελτίο Τύπου

– 18/6 & 20/6

Η Κινηματογραφική ομάδα nOsotrOs

Μεταμεσονύχτια προβολή της 7ωρης ταινίας Satantango του Bella Tarr

ώρα 21:00

– 27/6

Η κινηματογραφίστικη κολεκτίβα Carmina του ελευθέρου κοινωνικού χώρου Nosotros προβάλλει την μικρού μήκους ταινία της

' Μικρός Θάνατος '

Σκηνοθεσία: Γιώργος Μπακάλης

Διευθυντής Φωτογραφίας: Άγγελος Μάτζιος

Σενάριο: Γιώργος Τζισσους, Βαγγέλης Νάνος, Δανάη Σπυλιώτη

Ηθοποιοί: Ανδρέας Δρακόπουλος, Δανάη Σπυλιώτη

Μουσική: Βαγγέλης Νάνος

Σκηνογραφία: Δανάη Σπυλιώτη

Μιξάζ: Γιάννος Αιόλου

Ώρα: 22:00

NOSOTROS

Θεμιστοκλέους 66

Εξάρχεια


Οι προβολές θα λάβουν χώρα στην ταράτσα του Nοsotros