Παρασκευή, 6 Φεβρουαρίου 2009

Αφιέρωμα στον Peter Watkins



Ολοήμερο αφιέρωμα στον μεγάλο άγγλο σκηνοθέτη Peter Watkins (The War Game, Punishment Park, La Commune (Paris, 1871), Edvard Munch) με την ταινία του, που προβάλλεται για πρώτη φορά σε παρισινές αίθουσες, το Fritänkaren (The Free Thinker), αφιερωμένη στη ζωή του August Strindberg, και συζήτηση με το σκηνοθέτη για το βιβλίο του Media Crisis.

***



Les Écrans Citoyens

Cycle : LE CINÉMA DE L'INSURRECTION


Peter Watkins, la crise des médias et le Libre-penseur (Fritänkaren) [Suède, 1994, 4 h 30'] aux

Écrans citoyens

Dimanche 8 février 2009, de 14 h à 23 h


Les Écrans citoyens vous proposent une expérience inédite : une journée entière avec Peter Watkins non seulement autour de son film le Libre-penseur, mais autour de la crise des médias que le cinéaste a analysée dans son livre Media Crisis (2002). Le grand cinéaste -- rejoignant là, au-delà de toute espérance, l'esprit des Écrans citoyens -- a souhaité que cette rencontre avec le public puisse tout simplement avoir le temps d'avoir lieu et ne pas tomber elle-même dans ce refus de la temporalité qui caractérise notre époque (et particulièrement ses images), et que son œuvre n'a cessé d'épingler.

Le Libre-penseur évoque la vie et l'œuvre du dramaturge suédois August Strindberg (1849-1912), de la même manière que l'Edvard Munch du cinéaste (que Bergman considérait comme le plus grand film jamais consacré à un artiste) évoquait la vie et l'œuvre du grand peintre norvégien, par trois aspects privilégiés d'une vie : l'influence de son enfance sur sa personnalité et sur son œuvre, le sens de sa relation avec sa première femme, et la manière dont il se confronta aux injustices sociales de son temps.

Watkins réalise ici un de ses plus grands films. Sa démarche est fondée sur l'humilité : un effacement complet derrière son sujet, qui lui permet de restituer à son héros l'unité de tout destin humain, plongeant celui de Strindberg, contrairement à tant de biographies filmées, dans les méandres de la société de son temps, et démontrant ainsi à quel point toute existence est conditionnée par un contexte -- et par-dessus tout par une enfance.

Dans l'ensemble de son œuvre, Peter Watkins n'a cessé de dénoncer ce qu'il appelle la Monoforme : le mitraillage médiatique des images et des sons, la narration répétitive et fragmentée, auxquels nous soumet depuis 30 ou 40 ans le langage audiovisuel, et qui n'a d'autre objectif que de nous diviser, de détruire chez les citoyens tout sens du collectif, afin de formater nos consciences par une relation brutale, passive et vigoureusement hiérarchisée entre un public et son film.

Le Libre-penseur a été conçu en réaction à cette tyrannie. Le film tente, à différents niveaux, d'ouvrir l'espace du film au public. Les scènes durent beaucoup plus longtemps que celles auxquelles nous sommes habitués ; très souvent, nous voyons où elles commencent et où elles finissent, dans le respect de leur temporalité réelle : et nous en devenons ainsi en quelque sorte le spectateur actif. C'est de cette manière que Watkins, au départ d'un destin singulier, rejoint ses préoccupations sur les mass media d'aujourd'hui. Le Libre-penseur suit un rythme inverse, et la longueur du film, au lieu d'engendrer l'ennui, permet au contraire à chacun de devenir acteur lui aussi, de réfléchir, de réagir, de s'opposer.

Mais l'originalité supplémentaire du Libre-penseur vient de ce que son mode de production et de tournage ont concrétisé sur un plateau la thématique même du cinéaste, en faisant de ce film une expérience unique dans l'histoire du cinéma. Watkins obtint en effet, en 1992, que la Nordens Folk High School finance le film comme un cours d'audiovisuel. Le Libre-penseur qui s'ensuivit est ainsi le fruit d'une expérience collective de deux années avec les élèves d'un lycée suédois, qui participèrent, à égalité avec le cinéaste, à toutes les étapes de la création.

Le débat que les Écrans citoyens et Peter Watkins proposeront ce 8 février au public ne se limitera pas au Libre-penseur, mais sera l'occasion, au départ de ce film, de réfléchir et de discuter avec lui, avec franchise et lucidité, sur le rôle joué par les médias d'aujourd'hui dans notre perception du monde.

C'est pour toutes ces raisons que notre rencontre avec Peter Watkins ne pouvait, sous peine d'être dépourvue de sens, que se faire sur une véritable durée : celle d'un dimanche, d'une salle de cinéma accueillante, et d'un cinéaste généreux de son temps. Il est évident que ceux qui ne souhaiteraient assister qu'à la projection du film sans assister au débat sont également les bienvenus. Mais ils manqueront sans doute l'essentiel de cette journée exceptionnelle.

Emmanuel Leclercq

Président des Écrans citoyens

2 σχόλια:

Ανώνυμος είπε...

Αφορμή από την έμμεση αναφορά του ονοματός του στην αναρτησή σας.

"Τώρα πηγαίνω σπίτι - και παίρνω μαζί μου τις τουλίπες. Τις Τουλίπες σου! Δεν μπόρεσες να μάθεις τίποτα απ'τους άλλους, δεν μπόρεσες ποτέ, για μια στιγμή, να λυγίσεις μπροστά στους άλλους κι έτσι έσπασες σαν ένα ξερό κλαδί. Εγώ όμως δεν σου μοιασα. Σ'ευχαριστώ Αμέλια για ό,τι έμαθες. Σ' ευχαριστώ ιδιαίτερα που έμαθες στον άντρα μου πως ν' αγαπά. Τώρα πηγαίνω σπίτι για να χαρώ την αγάπη του...(Βγαίνει αγέρωχα). "

Ανώνυμος είπε...

Lire le blog en entier, pretty good